Jour : Mercredi 20 Avril
À 9 heures, comme convenu, j'appelle Björn pour avoir confirmation de l'ouverture de la route. Effectivement, les chasse-neige sont au boulot et ils devraient avoir fini à 13h00. Il nous faut faire le tour par le Sud car ils ne prévoient pas d'ouvrir tout de suite la portion de route juste à l'Est de Bíldudalur. Tant pis, on a le temps. Et comme il fait beau le détour est un plaisir.
Et puis on se baigne dans Hellulaug qui me faisait de l'œil depuis un moment. Le pied ! 
(Que les détenteurs de copyright « Pied en Islande » n'hésitent pas à me contacter !)
On arrive même à pique-niquer agréablement au soleil (pas de vent 6/7°).
À 13h15, on s'engage donc sur la route 60. Comme promis, elle est ouverte ! D'après les traces, on doit être le deuxième véhicule à passer (devinez quel était le premier ?).
Plutôt impressionnant entre les murs de neige. Malheureusement le temps se gâte. On arrive à Dynjandi et qu'est-ce qu'on voit sur le parking : la Yaris de nos 2 aventuriers bien sûr… Les deux petites silhouettes sont tout en haut de la montagne en haute de la chute [edit : j'ai appris depuis que ces silhouettes sont là l'été aussi. Ce sont donc des trolls] !
La neige redouble, on ne voit pas grand chose. L'eau coule assez faiblement, blanche sur le rocher blanc de neige sous un ciel blanc...

Dans ces conditions, Dynjandi est plutôt décevante. On repart.
Jusqu'à Hrafnseyri, pas de problème. Mais là, on remonte dans la montagne dans un espèce de jour blanc où on ne voit quasiment rien.
En haut je m'arrête dans la neige soufflée : je ne vois plus du tout la piste. Aucune trace, je distingue à peine le prochain piquet au bord. Et le coup de la veille nous a un peu vaccinés contre les congères… Et tout à coup en face : 2 énormes semi-remorques équipés de chaînes, le choc ! Je me range tant bien que mal pour les laisser passer. Maintenant, je peux suivre leurs traces !
Plus qu'à redescendre jusqu'à Þingeyri… On l'a faite cette fichue route 60 qui m'obsédait depuis 2 mois ! Bon d'accord, avril n'est peut-être pas la meilleure période, mais ça laisse des souvenirs.
Plus qu'à se laisser glisser par cet étrange tunnel en Y jusqu'au Fisherman à Suðureyri.
Là, petite déception… on avait réservé une sortie en mer avec un « vrai » pêcheur islandais à caler à notre arrivée. Mais ça ne semble plus si évident… il paraît que les conditions sont mauvaises (elles ne semblent pas pire qu'à un autre moment), que la pêche n'a pas été bonne et que donc les pêcheurs ne rentrent que dans le nuit, raté… Je me renseigne pour dîner au restaurant dont on m'avait vanté les produits de la mer tout frais, raté aussi, il est fermé ! Petit déj léger et sans intérêt. Ç'aura été notre hébergement le plus cher (hors Reykjavik) ce que rien vraiment ne justifie.
Je fais un petit tour dans le vent. Suðureyri n'est pas si mignon que Bíldudalur. Pas grand chose à voir ni à faire ici.
Les séchoirs à poissons embaument.
Allez, on va dîner « en ville » à Ísafjörður ! Ça sera pizzas et hamburgers au Hamraborg. Pas très gastronomique j'en conviens. Mais avec des « magnum » en dessert, les enfants sont contents !
(Au fait, sont où les « vrais » restos à Ísafjörður ? Il y en a au moins ?)