Jour 7 : De Holmavik à Drangsnes

Jour : Vendredi 22 Avril

Dommage de ne pas passer deux nuits, mais il faut vraiment partir. Aujourd'hui Stella et Gísli fêtent le baptême d'un petit-fils (ou arrière-petit-fils ?), toute la famille est arrivée la veille au soir et ils attendent le pasteur. Ils ne prennent pas d'hôtes payants en ce week-end de Pâques. Nous voilà donc en route pour finir le « Djúp » sans plus de formalités. Fastoche après la route 60 ! Pas testé cette baignade là...

Baignade dans les fjords En route on s'arrête près d'une étrange maison abandonnée sur l'Ísafjörður (le fjord, pas la ville !). Nous sommes à Hólmavík dans la matinée. Le musée de la sorcellerie est fermé mais comporte une sonnette avec un mot nous incitant à l'utiliser. Ça marche ! Un homme arrive et nous ouvre gentiment le musée. Pas très grand mais intéressant. Beaucoup à apprendre sur les superstitions en cours en Islande alors que l'Europe entrait dans les « Lumières ». Et sur la cruauté de ceux qui pensant « savoir » ayant reçu une éducation à l'étranger éliminaient gaillardement les soit-disant sorciers (souvent en s'appropriant leurs biens au passage !). Très mignon, Hólmavík, une bonne idée d'étape pour un voyage futur…

Holmavik Aujourd'hui, pause pique-nique au soleil aux hot-pots de Drangsnes, en bord de mer. Le thermomètre de la voiture affiche 11°, record absolu pour ces vacances. Alleluia ! Un chouette bon moment en tout cas. Après cette détente, on fait le tour de la péninsule de Drangsnes.

Les plages sont couvertes de bois flotté en provenance de Sibérie. On passe devant notre hôtel de ce soir (Laugarhóll) et on entame la route du Strandir vers Djúpavík. Ici aussi le chasse-neige est passé tout récemment ouvrir la route… Sur la petite partie de route qui monte dans la montagne, les murs de neige font plus d'un mètre par endroit. Je comprends pourquoi on m'avait répondu à l'hôtel Djúpavík qu'il valait mieux ne pas réserver trop à l'avance pour être sûr d'arriver… Et de repartir ! Encore un bout du monde comme je les aime.

Piscine Mais il faut rejoindre Laugarhóll ce qui semble une simple formalité. Sauf que… Le témoin de pression des pneus dont est équipé notre Jeep moderne s'allume… Pression basse arrière gauche. Et la pression continue à baisser. On a crevé ! Ce n'est pas trop grave, il ne pleut qu'un petit peu. Le temps de vider le coffre, de jeter un œil au mode d'emploi pour tout comprendre et la roue est changée.

C'est reparti… Le fiston voit un véhicule arriver de l'autre côté du fjord et remarque, on peut re-crever il y a du monde ! Quasiment aussitôt : pression basse arrière gauche. On s'arrête : la roue de secours qu'on vient de monter a crevé aussi ! Ça devient plus embêtant… Il n'y a pas grand monde dans le coin mais le portable semble passer. J'essaie d'appeler Reykjavik Rent a Car… mais mon fichu satané téléphone Orange ne fonctionne toujours pas en Islande malgré mes multiples appels au SAV et changements de carte SIM ! La voiture repérée en face finit par arriver et s'arrête. C'est un Land Cruiser occupé par un couple pas tout jeune. Rare en Islande : ils ne parlent pas anglais du tout ! J'arrive quand même à faire comprendre notre problème. Ils passent plusieurs coups de téléphone (pourquoi eux ça marche et pas moi, c'est pas juste !) et me donnent un petit papier avec un nom : Sverrir et un numéro de téléphone en me faisant comprendre qu'il va venir.

Mais qui est-ce ? Quand ? Mystère… Ils nous donnent chacun un bonbon et repartent vers Gjögur où j'ai compris qu'ils avaient une maison d'été. Un autre 4x4 arrive dans l'autre sens et s'arrête… Cette fois ils parlent anglais ! Je leur demande d'appeler Sverrir pour me confirmer ce qui se passe vraiment : ils me confirment qu'il vient d'Hólmavík pour nous dépanner et doit arriver dans une heure. Je leur emprunte aussi leur téléphone pour prévenir Einar à Laugarhóll qu'on risque d'arriver un peu tard. Plus qu'à attendre… Il pleut un peu…Panne Un Lada Niva s'arrête, des touristes : John et Yoko dans leurs belles années. On leur dit que tout va bien et on attend qu'ils repartent pour rigoler ! Une quatrième voiture : une 306 pourrie. Elle s'arrête.

Un homme descend et ouvre son coffre, c'est Sverrir ! Je m'attendais plutôt à une dépanneuse. Il bricole une réparation de fortune au bord de la route, je re-change les roues, et il nous suit jusqu'à Laugarhóll (25 km) que nous atteignons sans encombres. Einar nous accueille chaleureusement et nous demande ½ heure pour que le dîner soit prêt (il est déjà 19h, tard pour dîner en Islande). Et ça vaut le coup. Une dame très discrète dont nous ne connaîtrons pas le nom nous sert, en français, des moules en provenance directe du fjord et un excellent (et énorme !) gratin de poisson. Après dîner, il reste un peu de temps pour profiter de la grande piscine chaude. Trois jeunes du coin trempent en éclusant un énorme pack de bière… pas beaucoup d'occupations dans le coin pour le week-end de Pâques.


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