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Etude Anthropologique en 2013

le 30 mai 2012 17:07
par Jeo
Revenir au Forum Bonjour,

Je suis actuellement étudiant en Master 1 d'Anthropologie à Lyon 2. L'année prochaine, je devrais effectuer une enquête d'environs 6 mois (à partir de Janvier-Février) sur le terrain qui se rapporte à mon projet universitaire.

Je m'adresse à vous parce que je ne possède pas (ou très peu) de contacts avec l'Islande, qui le pays où je souhaiterais réaliser mon Mémoire. Mon but serait de "suivre", c'est à dire étudier de manière presque quotidienne, quelques personnes répondant aux critères suivants :

- Des individus qui ont un rapport direct avec les enfants et la Religion, par exemple dans des écoles Protestantes.
- Des individus croyants, surtout dans des milieux ruraux, qui sont parents et qui souhaitent transmettre à leurs enfants des valeurs religieuses.
- Une ou des famille(s) vivant dans la Spiritualité (qu'elle soit Protestante ou basée sur ce qu'on appelle l'íslenska nýöld).

Mes problématiques de travail tournent autour de la construction de l'individu dans un milieu spirite, la manière dont s'élabore le regard de l'Enfant face à ses réalités, ses imaginaires, ses croyances quotidiennes. L'endroit n'a pas vraiment d'importance, même si la campagne m'attire plus que la ville.

Il faut savoir que je ne me suis jamais rendu là bas, et que je ne parle pas un mot d'Islandais (mais anglais). C'est un choix méthodologique tout personnel qui servira à me mettre un peu "en danger" pour éviter de trop m'enfermer dans des à priori culturels et linguistiques.

Je recevrais, pour ce voyage universitaire, une certaine somme d'argent qui sera, bien entendu, rendue en contrepartie de l’accueil et de l'hospitalité des personnes qui souhaiteraient travailler avec moi.

Si jamais vous connaissez quelqu'un susceptible d'être intéressé, n'hésitez surtout pas, toute information sera bienvenue ! (Même des critiques de ma propre approche, c'est comme ça qu'on avance !).


John Répondre 2 réponses 1468 vues 0 0 0
Salut,

Tout d'abord il est beaucoup plus facile de trouver de "la campagne" que de la ville. Mais cette comparaison est vaine, c'est vraiment différent, du coup niveau dépaysement tu seras bon.
Il est très simple de rencontrer des gens, de discuter avec eux donc cela ne devrait pas poser de problèmes. Ils parlent tous très bien anglais (de toute façon l'islandais est imprononçable).

Dans ton travail, tu veux traiter du protestantisme ou aussi de tout ce qui se rapporte aux elfes, trolls ? Le plus simple est peut-être de contacter une école directement ?

Par contre tu y vas en hiver, alors entraine toi à conduire sur la neige, et à ne pas voir la lumière du jour...

Mais c'est un beau projet, les islandais adorent leur pays et en parle avec grand plaisir, ce qui est une aide dans l'enquête. Après si le pays est vraiment différent par rapport aux notres, les islandais ne le sont pas tant, mais c'est justement très intéressant.
Bon courage !
par Lola le 04 août 2012 11:36 0 0 0
Bonjour,

Sophie Perrin, ex-étudiante en anthropologie à Lyon 2 (http://sophia.perrin.free.fr/entree.htm)

Tu dis "Il faut savoir que je ne me suis jamais rendu là bas, et que je ne parle pas un mot d'Islandais (mais anglais). C'est un choix méthodologique tout personnel qui servira à me mettre un peu "en danger" pour éviter de trop m'enfermer dans des à priori culturels et linguistiques."

Le fait de ne parler "que" anglais n'est pas un problème, du moins en ville. A la campagne c'est possible que quelques vieux islandais ne parlent pas anglais, mais rare.
Toutefois, ne parler "que" anglais dans un pays qui a tenu mordicus à sa langue, par delà des siècles de domination et de colonisation étrangères (danemark notamment), va te faire classer parmi les touristes (ce qui n'a pas du tout la même connotation, un peu péjorative, que ici en France - là bas, le touriste, c'est un hôte qui est très bien accueilli, c'est une expérience très différente). L'inconvénient, c'est surtout que tu vas rester avec ce qu'ils veulent bien dévoiler aux touristes (pour le peu de temps que j'y ai passé, j'ai pu observer : les musées où les explications en islandais sont deux fois plus développées qu'en anglais, donc on ne dit pas la même chose "entre soi" que "au monde", et le fait qu'il y a des lieux multiples "à touristes", et des lieux "entre islandais" - dans les lieux "entre islandais", on va présupposer que tu es islandais et te parler en islandais, alors que dan les magasins "tout venant", on te parlera en anglais).
Bref, la langue islandaise, c'est pas anodin de la parler ou pas : ça donne accès à un autre monde que celui ouvert sur l'extérieur. Je pense que c'est une erreur d'y aller en ne comprenant que l'anglais. D'ici janvier, tu as largement le temps d'apprendre le b.a. ba (le petit "assimil" de poche pour l'islandais est pas mal). Pas la peine de savoir toutes les déclinaisons, déjà comprendre ce qui est écrit, et comment on voit le monde à travers cette langue...qui n'a rien d'imprononçable (même s'il est vrai que c'est un bon exercice de diction), rien de si horriblement effrayant (pas plus compliquée que l'allemand, et mâme, y ressemble beaucoup), et permet de comprendre le monde, la culture, dans laquelle on arrive.

Si non, outre la remarque sur le fait de t'habituer à la nuit longue, moi je dirais surtout : prépare toi au temps islandais. Un temps où quand il fait 0° tu as l'impression qu'il fait moins 10, à cause du VENT à décorner les boeufs qui souffle tout le temps (sauf les veilles de tempête...donc se préparer au pire, les jours sans vent, lol). Enfin si tu ne saisis pas pleinement le sens de mon avertissement, il y a des magasins dans reykjavik où tu trouveras plein de vêtements déperlants et coupe vent adaptés, si tu as oublié ça pour ta valise (pantalon + veste à capuche coupes vent et imper + vêtements chauds en dessous = important, même en ville, même si 0°, c'est pas le Groenland, parce que c'est quand même un 0° un peu différent de chez nous...).

Enfin, à la campagne en hiver (moi j'ai été jusqu'à Vik), dès que tu t'intéresse aux productions locales (simplement demander d'essayer un pull mis en vente, par exemple), tu as des gens absolument ravis de ton intérêt, et pas parce que tu vas acheter, mais parce que pour eux, tu t'intéresses à leur art, à ce qu'ils font, à ce qui les caractérise en tant que peuple (même genre de réaction à reykjavik lors de l'achat d'un dictionnaire français-islandais - d'où ma remarque, insistante, sur l'intérêt d'apprendre des rudiments de leur langue, aussi pour leur montrer ton intéret pour leur culture). Et c'est pas une réaction de dominé qui obtient la reconnaissance de la part d'un supérieur, mais bien une forme de fierté d'être ce qu'ils sont.
Je me souviendrai toujours de la réaction de la personne qui tenait l'auberge de jeunesse de vik lorsque j'ai demandé à essayer le pull : d'enthousiasme, elle m'a répondu "jao !" au lieu de "yes" (jao, c'est en islandais). Puis après, j'ai eu toutes les explications sur la tricoteuse de ce pull, les motifs qu'elle affectionnait pour la laine, etc... bref, si tu veux faire une anthropologie sur des aspects de ce peuple, c'est très facile de trouver des entrées, de façon générale. Ca les intéresse quand ils nous intéressent.

Bonne chance !
par sophie le 18 août 2012 16:02 0 0 0
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