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date finition route n 1

le 16 septembre 2009 19:20
par Nusch
Revenir au Forum Bonjour !

Tout est dit dans le titre: je cherche, pour les besoins d'un rapport que je fais sur l'Islande, la date de la finition de la création du dernier tronçon de la route n°1, c'est-à-dire l'année où elle a fait le tour complet de l'île.

Merci !! Répondre 5 réponses 2302 vues 0 0 0
Bonjour,

Pour ma part de dirai que le dernier tronçon entre Skaftafell et Höfn à été ouvert à la circulation en 1974

A confirmer par d'autre membres
par alisa le 17 septembre 2009 11:29 0 0 0
Je pense que vous pourrez une reéponse précise auprès de "Icelandic Road Administration" Borgartun 5-17 105 Reykjavik vegaverdin@vegaverdin.is

par Grannyducky le 17 septembre 2009 14:55 0 0 0
Alisa a raison, la route n° 1 a eu son dernier tronçon achevé en juin 1974.
Un mois plus tard, c'était mon premier voyage en Islande (début d'une longue addiction ...). Avec un copain, nous avions fait le tour complet de l'île, non sans difficultés, en WW Coccinelle. Il n'y avait aucune route goudronnée dans tout le pays en dehors du centre de Reykjavik et de la rue principale d'Akureyri.
Je n'oublierai jamais le passage sur un des tronçons qui venaient juste d'être inaugurés pour compléter enfin le tour de l'île : la section qui traverse l'immense Skeidararsandur (Sud-Ouest du Vatnajökull). La piste était sommairement tracée au bulldozzer dans le sable noir mou, et pour franchir les innombrables chenaux de la Skeidara (juste au Sud de Skaftafell), on passait sur une longue section toute en bois, perchée sur des pilotis au-dessus des eaux du sandur, ça faisait un bruit d'enfer quand on roulait sur ces planches !

L'Islande en 1974 était bien différente de ce qu'on connaît aujourd'hui. Il n'y avait pratiquement aucun touriste ni infrastructure touristique (à part le camping de Reykjavik). Plusieurs sites aujourd'hui célèbres (Skaftafell, par ex) étaient inaccessibles, ou alors au prix de longues marches en terrain non balisé.  
Les islandais de l'époque n'étaient pas comme ceux d'aujourd'hui. Peu d'entre-eux parlaient anglais. Outre le choc du coût de la vie (plus du double qu'en France), on se sentait vraiment "étranger" ... pour ne pas dire carrément rejeté. Bien des portes se fermaient à peine on nous voyait approcher ! Quand je pense à l'accueil qu'on a aujourd'hui dans les fermes où nous logeons, cela a bien changé !

Pourtant, c'est lors de ce voyage "initiatique" que je suis devenu "accro" à l'Islande ... y convertissant dès l'année suivante une jeune fille qui allait devenir mon épouse. Et aujourd'hui, je n'ai pas besoin de dire périodiquement "Tiens, et si on revenait en Islande ?" ... Après 35 ans de voyages un peu partout dans le monde, c'est elle qui le dit la première (c'est pratique ;-))
par Chris le 18 septembre 2009 01:13 0 0 0
merci à vous trois pour vos réponses et merci à Chris pour les détails sur l'Islande de 1974 ! C'est vrai qu'on a du mal à imaginer cela aujourd'hui vu les Islandais sont plutôt du genre chaleureux et généreux... je pense que ça m'aurait plu de découvrir ce pays dans ces conditions plus "brutes" mais hélas je n'étais même pas à l'état d'embryon à ce moment-là, ma mère étant elle-même âgée de 7 ans à l'époque... :-)
par Nusch le 18 septembre 2009 16:35 0 0 0
MDR ... Arrête, Nusch ... ! tu m'assassines ... Je n'ai *que* 58 ans, quand même !
En 1974, j'étais étudiant, en maîtrise de géomorphologie, options glaciologie et volcanologie. La glace et le feu ... "Ís og eldur" ... la devise de l'Islande ... Une évidence !

A la fin de ce voyage, j'étais allé passer deux jours aux îles Vestmann. La célèbre éruption du volcan d'Heimaey de 1973 avait eu lieu quelques mois plus tôt, et c'était l'un des buts de mon voyage. Une partie du petit port de pêche était envahie par une énorme coulée de lave, et une autre partie du village était recouverte par une couche de cendres noires et chaudes de 6 à 8 mètres d'épaisseur.
Quand il pleuvait, ça faisait une vapeur phénoménale, un vrai sauna en plein air ! On marchait sur le toit des maisons, de temps en temps, une cheminée ou une fenêtre de toit dépassaient ... Les gens dégageaient les cendres rue par rue, mètre après mètre... J'avais donné un coup de main (ou plutôt de pelle) à une famille qui achevait de dégager sa maison, puis j'avais monté ma tente dans leur jardin, sur une couche de cendres tièdes (je n'ai jamais connu un tel confort à travers le tapis de sol ;-). Le lendemain, en montant au volcan qui fumait de partout, j'avais fondu une semelle de chaussure.
Malgré plusieurs voyages dans toutes les parties de l'Islande, ce n'est qu'en juin de l'an dernier (34 ans après) que je suis revenu aux îles Vestman (avec mon épouse). Séquence émotion : une partie du village est toujours sous la coulée de lave, ils ont remis les panneaux avec les noms des rues 15 mètres au dessus ... La partie qui était sous les cendres a été dégagée, mais pas entièrement, deux rues restent ensevelies ... Le volcan est toujours bien chaud tout en haut, mais cette fois je n'ai pas fondu ma semelle.

Chris.


par Chris le 18 septembre 2009 19:35 0 0 0
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